Généalogie
La généalogie est à la croisée de nombreux domaines. Pour moi, elle se conjugue avec l'histoire, les mathématiques et l'informatique : l'informatique a permis d'accéder à bien plus de documents, et d'analyser des volumes de données que personne ne pourrait traiter à la main.
Ma base
Ma base généalogique compte 47 200 personnes, toutes reliées entre elles, dont 2 744 ancêtres distincts répartis sur 25 générations d'ascendance. Elle recense plus de 30 000 naissances, 20 000 unions, 17 000 décès et 2 600 lieux.
Mes ancêtres viennent surtout de la Somme, de l'Oise et de l'Yonne, puis de l'Isère, de la Moselle, de la Sarthe et de Paris, et au total de plus de vingt-cinq départements. Ils sont de tous milieux sociaux, des plus petits hameaux jusqu'aux grandes capitales.
Un site de 290 000 pages
Cette base est entièrement publiée sur genealogie.baillet.org. On peut y commencer par mon ascendance, ou chercher par patronyme, par lieu ou par génération. Les tables décennales regroupent, commune par commune, les naissances, les unions et les décès de ma base, et les personnes remarquables rassemblent par exemple les chevaliers de Saint-Louis, les membres de la Légion d'honneur et les morts pour la France.
Par respect de la vie privée, les personnes nées il y a moins de 90 ans y sont masquées.
L'histoire
Derrière chaque nom, il y a des actes d'état civil, des registres paroissiaux, des recensements, des fiches militaires, des archives. Les relier, c'est suivre l'histoire de familles ordinaires à travers les guerres, les épidémies et les migrations. Les bases publiques de la mémoire des morts pour la France ou des décès enregistrés par l'INSEE ont ainsi permis de retrouver des destins que les registres de famille avaient oubliés.
Les mathématiques
Un arbre généalogique est un graphe, et il pose de vraies questions de mathématiques. La numérotation de Sosa-Stradonitz donne à chaque ancêtre un numéro qui indique son lien avec la personne de départ, celle de Pelissier fait de même pour les descendants ; j'ai mis au point une numérotation généralisée, dite GADC, qui s'applique à toute personne de la base, ascendante, descendante ou conjointe. Les implexes, quand un même ancêtre apparaît plusieurs fois (3 448 places d'ascendants pour 2 744 ancêtres distincts dans ma base), et le calcul des taux de consanguinité reposent sur le dénombrement des chemins entre les personnes.
L'informatique
Je traite ma base avec un logiciel personnel, Génialogie. Il lit le fichier GEDCOM, contrôle la cohérence des données grâce à plus de quarante contrôles, rapproche ma base des décès de l'INSEE et des bases de Mémoire des hommes pour proposer les décès manquants, calcule la consanguinité, puis génère le site en calculant, par des algorithmes dédiés, toutes les relations entre les personnes.
La généalogie est donc un bon prétexte pour parler de données, de qualité des données et de leur publication : les mêmes qualités que celles que j'attends d'un logiciel scientifique.
Ma généalogie est aussi accessible sur Geneanet.
